Réveil à 6h30, aujourd’hui c’est le départ ainsi que pour nos amis de la Valamos family, on prend le petit déjeuner, on règle notre ardoise et on fait une photo tous ensemble. Les au revoir seront rapide car la chaleur est déjà là, Katy nous prévient que nous n’aurons pas trop d’ombres et qu’il faudra faire attention à la circulation (on a l’habitude).

Les premiers km se font bien avec un faux plat descendant et quelques bosses, nous avions déjà vu la route quand nous sommes allés à David donc pas de surprise. En revanche dans la ville, pas de bas coté, il fait très chaud et il y a du traffic, nous redoublons de vigilance mais nous souffrons avec les bosses à passer, la circulation et la soleil.

On se demande si nous ne devrions pas prendre directement un bus, mais nous décidons d’aller jusqu’à Chiriqui : peut être que de sortir de la ville ça ira mieux. C’est dur on commence à avoir mal à la tête et malgré le fait de s’hydrater régulièrement, on a vraiment du mal.

Nous voilà arrivé à l’entrée de Chiriqui, nous nous arrêtons à la première tienda pour boire une boisson fraiche bien mérité, nous prenons le temps de récupérer et de redescendre en température. On discute et il ne serai pas raisonnable de continuer dans ces conditions, on ne se sent pas très bien et la route ne nous donne pas envie de poursuivre le pédalage.

On décide donc de prendre un bus ou un camion (bref on fait du stop) pour Santiago que nous aurions dû atteindre dans quelques jours et camper chez un ami de Katy et Nelson que nous avions repéré sur Ioverlander. Il y a un arrêt de bus à 200 m on va se mettre là ça permettra aux véhicules de s’arrêter plus facilement. Céline va demander à un monsieur, si un bus ou un collectivo passe pour Santiago, il y en a très souvent dans la journée donc aucun souci. Pour préparer une montée rapide dans un véhicule on décide d’enlever les sacoches et de préparer Pikachu en l’enlevant du Pino. Quelques camions passent mais sans arrêter et d’un coup il y a un collectivo avec une galerie qui s’arrête 200m plus bas (nous avions un camion en panne devant une partie de l’arrêt de bus). Le rabatteur monte vers nous, Céline va à sa rencontre, il va à Santiago et vient nous aider pour tout mettre sur la galerie. Nous qui avions tout préparer nous voilà en train de remettre dans l’urgence les sacoches sur les vélos et de descendre les 200 m. Dans les 10 min qui suivent nous avons mis les vélos et le rabatteur nous a fait monter dans le bus en nous précisant d’avoir nos passeports physique avec nous. Au Panama, quand nous changeons de région nous passons un barrage migratoire : un agent monte dans les véhicules et vérifie toutes les cartes d’identités et les passeports pour voir si tout le mode est en règle. Nous avions été prévenu par nos amis en camping car donc nous n’avons pas été surpris.

Le collectivo est bien rempli et nous avons peu de place, nous prenons notre mal en patience le temps du trajet, nous avons la climatisation qui nous aide à mieux supporté la promiscuité.

Nous voilà arrivé à Santiago au terminal de bus, nous remontons les vélos et nous nous dirigeons directement chez David. Nous nous arrêterons dans une tienda avant d’arriver chez notre hôte pour faire quelques achats.

Lorsque nous arrivons devant chez lui, il était sur le départ avec sa famille venue des États Unis pour aller profiter de l’océan, il y a Juancho son voisin, qui nous montrera où nous installer et tout nous expliquer. On laisse partir David qui reviendra le lendemain vers 16h, nous serons avec le chien Gody que Nathan a déjà adopté, et Juancho qui viendra fermer la barrière le soir venu.

Nous nous installons dans un jolie jardin qui possède une terrasse extérieur abritée et une petite cuisine à disposition, il y des toilettes et une douche, tout ce qu’il faut pour camper et ça nous suffit. Juancho vient nous voir plusieurs fois et nous aurons la visite de tous les voisins du quartier qui sont curieux de voir une famille à vélos et nous posent plein de questions. Nous avons pris la bonne décision, la chaleur est redescendue seulement vers 17h/18h, les panaméens nous disent que la période est particulièrement chaude en ce moment. Une brise s’invite en soirée pour notre plus grand bonheur, on devrait bien dormir car les températures descendent assez pour que nous puissions récupérer (on verra si ça se vérifie). Nous irons nous coucher tôt car la journée a été intense et nous sommes épuisés. On ne sait pas encore ce que nous ferons dans les prochains jours, on y pensera après avoir passé une bonne nuit.